Histoire : de l’ Antiquité au 16ème siècle

Histoire : de l’ Antiquité au 16ème siècle

La Corse : « Cette île est habitée par des barbares qui ont une langue étrange et difficile à comprendre ! » Cette constatation des marins grecs de l’Antiquité qui croisent au large des côtes montre déjà l’intérêt que porteront à la Corse, tout au long de son histoire, les peuples, les royaumes et les gouvernement de l’Europe. Le Corse est en effet une langue, qui sera plus tard un peu Italianisée par l’influence toscane et la longue présence génoise. C’est un idiome qui a évolué dans son vocabulaire mais pas dans sa syntaxe. Les chants traditionnels, proches des mélopées arabes et du chant grégorien reflètent les luttes du passé et la rudesse des mœurs. Depuis l’Antiquité de nombreuses tribus vivent recluses dans l’épaisse forêt vierge de la montagne corse. Ces tribus sont regroupées en communautés villageoises et pastorales. La communauté est propriétaire du sol sans partage et relève du groupement de villages : « la Piève ». Ces coutumes locales sont puissantes et l’autorité centrale, quelle qu’elle soit, n’est pas acceptée et demeure d’ailleurs bien souvent impuissante. Au XIIIème siècle la population est essentiellement composée de pasteurs transhumants et de quelques sédentaires appartenant à une seigneurie. Les seigneurs sont souvent favorables à l’autorité établie, tant qu’elle ne menace pas leurs privilèges. Après la défaite des pisans, les génois s’installent durablement en corse. La pays vit alors dans ce que l’on pourrait appeler la paix Génoise. Les guerres ont accumulé beaucoup de ruines et les barbaresques continuent leurs ravages dans la plaine nourricière abandonnée aux pirates et à la malaria. La république de Gênes s’attache à une oeuvre d’apaisement et de réorganisation. L’amnistie est généralisée, les fiefs sont restitués. Cela n’empêche pas le développement de rivalités et luttes intestines menant le pays à l’anarchie.

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